Chronologie
Septembre 2002:
Après lancement d’un appel d’offres ouvert, le Musée recrute la société Hellinotekhniki S.A. comme Instance de Direction de projet pour l’étude et la construction de l’EMST. En même temps, commencent l’enregistrement de l’état des lieux du bâtiment et l’établissement du programme de constructions du Musée.
Décembre 2002:
Un concours d’architecture est lancé par procédure restreinte, en deux phases, avec pour objet d’attribuer l’élaboration de l’étude de l’EMST. Août 2003: Des avant-projets spécifiques sont déposés par 7 bureaux d’études soumissionnaires. Novembre 2003: Sur décision du Comité d’évaluation des soumissionnaires, le premier prix est attribué aux bureaux d’études participants
IOANNIS MOUZAKIS ET ASSOCIÉS – ΑRCHITECTES S.A.R.L., Société en commandite simple ÉTUDES D’OUVRAGES TECHNIQUES PAN. BAMBILIS ET COLLABORATEURS, INSTA. Le Conseil d’Administration du Musée entérine le résultat du concours et confie le projet d’étude de l’EMST aux lauréats.
Décembre 2004 : Signature du contrat d’étude avec les bureaux participants IOANNIS MOUZAKIS ET ASSOCIÉS – ΑRCHITECTES S.A.R.L., Société en commandite simple ÉTUDES D’OUVRAGES TECHNIQUES PAN. BAMBILIS ET ASSOCIÉS, INSTA.
Janvier 2005 : Exposition d’avant-projets spécifiques de l’EMST Février 2005 : Conférence sur la reconversion du bâtiment FIX en espace d’expositions de l’EMST.
Μars 2005 : Soumission de la 1ère phase du projet d’architecture (projet final)
Septembre 2005 : Soumission de la 2ème phase du projet d’architecture (étude d’application) Οctobre 2005 : Lancement d’un appel d’offres international destiné à choisir un maître d’œuvre pour la réalisation de l’Ouvrage « Construction du Musée National d’Art Contemporain »
Νovembre 2005 : Soumission de la 3ème phase du projet d’architecture (étude d’application). 1ère étape de l’Appel d’offres pour la construction. Les 15 sociétés de construction suivantes déposent dans les délais impartis un dossier d’offres: ΑΚΤOR S.Α.Τ., J&P avax S.A., ÉDRASSI Χ. PSALLIDAS S.A.T., VΙΟΤΕR S.Α., ΕΝΤΕKHΝΟS S.Α., ΕRΕΤVΟ S.Α., ΕLΤΕR S.Α., ΜΟKHLΟS S.Α., ΙΝΤRΑΚΑΤ S.Α., ΑTHIΝΑ S.Α.Τ., ΑΝΑSTILOTIKI S.Α.Τ., ΜIKHANIKI S.Α., GΑΝΤΖΟULΑS S.A.T.C., ΤΕRΝΑ S.Α., ΕΚΤΕR S.Α. Janvier 2006 : Sur décision du Comité d’évaluation des soumissionnaires, sont sélectionnées afin de participer à la 2ème étape de l’Appel d’offres pour la construction de l’EMST les dix sociétés suivantes : ΑΚΤOR S.Α.Τ., J&P avax S.Α., ÉDRASSI Χ. PSALLIDAS S.A.T., VΙΟΤΕR S.Α., ΕRΕΤVΟ S.Α., ΑTHIΝΑ S.Α.Τ., ΑΝΑSTILOTIKI S.Α.Τ., ΜIKHANIKI S.Α., ΤΕRNA S.Α., ΕΚΤΕR S.Α. Février 2006 : Est jugée la demande en référé déposée par la société de construction ENTEKHNOS S.A. contre la décision du Conseil d’administration l’éliminant de la procédure ultérieure de l’appel d’offres. La demande est jugée non recevable. Μai 2006 : 2ème étape de l’Appel d’offres pour la construction. Sont soumises les offres des 9 sociétés de construction suivantes : ΑΚΤOR S.A.T., ΕΚΤΕR S.A., VΙΟΤΕR S.Α., ΑTHINA S.A.T., ΑΝΑSTILOTIKI S.A.T., ΜIKHANIKI S.A., ΕRΕΤVΟ S.Α., ÉDRASSI X. PSALLIDAS S.A.T., ΤΕRΝΑ S.Α.
Juin 2006 : Le Conseil d’administration proclame adjudicataire provisoire moins offrant de l’Appel d’offres pour la réalisation de l’Ouvrage « Construction du Musée National d’Art Contemporain » la société sous la raison sociale VIOTER S.A. Juillet 2006 : Est jugée la demande en référé déposée par la société de construction sous la raison sociale AKTOR S.A., arrivée troisième moins offrante dans l’adjudication provisoire, contre la décision du Conseil d’administration proclamant adjudicataire moins offrant provisoire de l’Appel d’offres la société VIOTER S.A. Le jugement est attendu.
Οctobre 2006 : La demande en référé est jugée non recevable. La procédure pour la construction du bâtiment reprend son cours.
Νovembre 2006 : Plainte introduite devant la Commission Européenne par la société de construction AKTOR S.A.T., arrivée troisième moins offrante dans l’adjudication provisoire, contre la procédure de l’appel d’offres organisée pour l’attribution de l’ouvrage "Construction du Musée National d’Art contemporain".
Μai 2007 : Décision de la Commission Européenne, aux termes de laquelle ses services ne disposent pas d’éléments suffisants susceptibles de prouver une infraction au droit communautaire des marchés publics, en ce qui concerne les questions invoquées par ladite plainte. Juin 2007 : La société de construction VIOTER S.A., adjudicataire moins offrant de l’appel d’offres, est invitée à signer le contrat de construction du bâtiment de l’EMST.
26 juin 2007 : Signature du contrat, lors d’une cérémonie officielle, en présence du Ministre de la Culture, Yorgos Voulgarakis.
Juillet 2007- septembre 2007 : des travaux préalables sont effectués par le Maître d`œuvre en vue de l`ouverture du chantier.
26 septembre 2007 : les travaux sont interrompus en raison de la découverte d`amiante dans le bâtiment. Le Maître d`œuvre effectue les travaux de désamiantage. Signature d’un Accord complémentaire entre l`EMST et le Maître d’œuvre avec octroi d`un délai supplémentaire de 208 jours et obligation d`achever les travaux de construction le 19 janvier 2010.
22 avril 2008 & 08 mai 2008 : délivrance de certificats de propreté par la société PLINIOS S.A.
Μai 2008 - août 2009 : des travaux de reconstruction du bâtiment sont effectués à un rythme très lent par le Maître d`œuvre. Les travaux réalisés jusqu`à la fin du mois de juillet 2009 correspondent à moins de 10% de ce qui avait été initialement prévu dans les clauses contractuelles.
Juillet 2009 : lors de sa réunion du 21 juillet 2009, le Conseil d`Administration de l`EMST décide, en raison du retard considérable dans la livraison de l`ouvrage, d`adresser une convocation spéciale au Maître d`œuvre.
18 août 2009 : une convocation spéciale est envoyée au Maître d`œuvre, conformément à l`art. 5 par. 6 du Cahier des Charges.
Le concept
Sur les rives de l’Ilissos (aujourd’hui avenue Kallirrhoïs), un peu plus bas que la source de la nymphe Callirrhoé, l’EMST vient habiter l’un des bâtiments les plus remarquables de l’architecture grecque moderne : l’ancienne Brasserie FIX, œuvre de l’architecte Takis Zénétos. De cette rencontre est en train de naître quelque chose de nouveau. Les façades conçues par Takis Zénétos sur l’avenue Syngrou et la rue Frantzi sont conservées. Sur ses deux nouvelles façades, le bâtiment fait réapparaître la topographie oubliée d’Athènes.
L’« entaille » formée par l’Ilissos -l’eau et le lit du fleuve-, avec ses roches sédimentaires façonnées par les alluvions de tant de siècles, « émerge » à la surface du sol et plane, à la manière d’un gigantesque rideau dont les plis dissimuleraient les espaces d’exposition du Musée. Dans sa partie la plus basse, au niveau du rez-de-chaussée, un mur liquide glisse dans le vide, entre le volume des expositions et le sol. Le bâtiment FIX « vogue » aujourd’hui dans un océan d’automobiles. L’étroit trottoir qui le cerne jusqu’au « sillage du navire » et les locaux de la Station de Transit en forment les alentours. L’espace public qui lui manque au dehors est donc offert à l’intérieur du bâtiment. Le Musée restitue à la ville ce qu’il lui a pris : un foyer, ainsi qu’un espace aux dimensions « épiques » (près de 30 m de haut) qui révèle à l’intérieur du bâtiment, perpendiculairement, les « découvertes archéologiques du site » : la façade de Zénétos sur l’avenue Syngrou.
Du dernier étage, l’on arrive au premier niveau de la terrasse et, de là, on peut monter à la Galerie des sculptures, en plein air. Celle-ci occupe le "sol" d’un jardin-labyrinthe d’où partent des lignes de fuite vers différents points déterminés d’Athènes. Ici, point de table rase, où on pourrait être, indifféremment, à Helsinki, à Barcelone ou à Londres. Le Musée, en tant que bâtiment, est un élément important de la préservation de la mémoire collective d’Athènes. Bien évidemment, tel qu’il est sauvegardé dans le bâtiment FIX, le passé ne saurait être conservé intact, car c’est à l’ancienne Brasserie que le Musée serait alors dédié. Mais le fait que l’édifice ait eu une autre vocation et qu’il soit, à présent, transformé en un Musée d’Art Contemporain signifie que l’espace renferme les souvenirs de l’époque où il fut créé. Et cela le rend plus riche.
3SK STYLIANIDIS - ΑRCHITECTES
Αrchitectes
3SK STYLIANIDIS ARCHITECTES
Le bureau d’études 3SK Stylianidis Architectes a son siège à Athènes. Il a réalisé des ouvrages de haute technicité et exerce ses activités dans toute la Grèce ainsi qu’à l’étranger. L’équipe se base sur des projets créateurs, possède une grande connaissance des matériaux et un savoir-faire confirmé dans le domaine de la construction. Les ouvrages réalisés par l’agence couvrent une gamme extrêmement diversifiée : bâtiments publics, centres culturels, théâtres, musées, bureaux, magasins, lieux de travail, banques, hôtels et grandes unités hôtelières, ainsi qu’habitations individuelles, isolées ou en complexes. L’équipe dispose d’une énorme expérience dans la maîtrise d’œuvres de grande envergure et la réalisation de programmes très exigeants en matière de délais. TIM RONALDS ARCHITECTS Le groupe Tim Ronalds Architects est un bureau d’études très connu en Grande-Bretagne, en raison des nombreux prix qui lui ont été décernés et de la grande qualité de son travail. Il est spécialisé dans les bâtiments composites et les restructurations d’édifices déjà existants, locaux destinés aux arts, théâtres et centres culturels. Certains de ses ouvrages récents sont : le Landmark, bâtiment-musée desservant Ilfracombe et ses environs, comprenant un théâtre et un centre de visiteurs (prix RIBA 1999), le Centre d’Arts Dramatiques Mick Jagger, le Centre d’Arts Dramatiques du Collège de Brighton (1er prix du concours), la restauration et la reconstruction du théâtre Ηackney Empire à Londres, la nouvelle Scène Musicale de Watford, le centre culturel de Salisbury, etc.
Ι. ΜOUZAKIS & ASSOCIÉS ARCHITECTES S.A.R.L.
Le Bureau d’études Ι. Μouzakis & Associés – Αrchitectes S.A.R.L. est constitué par une équipe travaillant, depuis 1972, dans la prestation de services architecturaux couvrant un éventail typologique extrêmement large dans la construction de bâtiments. Ses membres possèdent une grande expérience en matière de projets composites et spécifiques, aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé, dans toutes les phases de l’étude et de la réalisation. Cette expérience s’étend aux domaines suivants : Logement, Éducation, Industrie, Immeubles de bureaux et Locaux administratifs, Établissements de soins, Installations touristiques et sportives, Applications de l’Énergie solaire, Recherche, Aéroports, Ambassades et Études de faisabilité.
Τakis Ch. Zénétos
Né à Athènes en 1926, Takis Ch. Zénétos fait ses études d’Architecture à l’École Nationale des Beaux-arts de Paris où il obtient son diplôme en 1954. De 1952 à 1955, il travaille à Paris auprès de R. Lopez-M. Holley, C. Le-Coeur, J. Dubuisson-M. Jausserand, M. Migeon, Weil-Lagneau, P. Lamache. En 1955, il revient à Athènes, monte sa propre agence d’architecture et apporte en Grèce l’expérience acquise au contact du modernisme européen. Parmi ses réalisations les plus importantes figurent l’Usine Fix, avenue Syngrou (1957), l’étude sur la ville et l’habitation du futur, intitulée ''Urbanisme électronique'' (1962-1971), le plan d’aménagement du Bassin d’Athènes, des dizaines de bâtiments industriels, ainsi que d’importants immeubles et résidences individuelles. De 1965 à 1967, il est président du comité d’urbanisme de la section hellénique de l’UIA, membre de la délégation de la Chambre Technique de Grèce et président de son département d’architecture. Takis Zénétos constitue l’un des pionniers de l’architecture grecque de l’après-guerre. Il meurt à Athènes en 1977.
Futur fonctionnement du bâtiment
Manolis Marmaras évoque la question en ces termes éclairants: «Les grandes dimensions du bâtiment ainsi que l’aménagement d’une usine destinée à fonctionner dans une région située au centre d’Athènes firent réfléchir Zénétos à l’usage futur de la charpente de l’édifice. Ces deux problèmes furent résolus et tournés en avantages, qui permirent à Zénétos de montrer différentes facettes de son talent. La taille du bâtiment servit de prétexte pour créer un élément dynamique d’orientation dans le paysage urbain d’Athènes qui se définissait, d’un point de vue esthétique, par des volumes bâtis disposés anarchiquement, sans qu’il y existât de repères ni de références. L’usage à venir conduisit Zénétos à un agencement des façades du bâtiment, neutre mais particulièrement intuitif, susceptible de répondre à de nouveaux besoins fonctionnels de la ville, éventuellement culturels, administratifs, commerciaux, voire même à leur conjonction. Cet agencement consiste en l’aménagement d’un système de joints verticaux et horizontaux sur le mur-rideau plat de la façade. Le canevas utilisé correspond tantôt à des puits de lumière et d’aération de l’espace intérieur, tantôt à des panneaux fixes. Pour Zénétos, cet agencement de la façade devait permettre la mobilité désirée, de manière à ce que certains panneaux se ferment et que d’autres s’ouvrent, selon les besoins futurs du bâtiment. Il convient d’observer que les proportions du canevas utilisé s’apputaient sur des tracés harmonieux.
("Brasserie Fix-Τakis Ch. Zénétos"', Αrchitecture du XXe siècle – Grèce, catalogue de l’exposition réalisée au Deutsches Architektur Museum, Francfort 1999).