Le Musée National d’Art Contemporain a commencé à fonctionner en 2000. Sa fondation est venue combler l’énorme vide créé par l’absence à Athènes, durant des décennies, d`une institution de ce type consacrée à l’art moderne.
Notre décision de commencer immédiatement, fût-ce sans bâtiment ni collections, par des expositions, et qui plus est, par de expositions de caractère critique et expérimental en majorité, a été précisément dictée par cette nécessité. Certes, il existait et il existe à Athènes des expositions d’art contemporain. Cependant, le Musée, qui place au centre de ses activités, à égalité, les œuvres d’art et le public, se doit de ne pas agir au coup par coup, mais sur la base d’un projet structuré, concrétisé d`exposition en exposition, et destiné à éveiller des sensibilités et à former une réflexion critique et des critères esthétiques.
Il ne saurait y avoir de Musées sans public. Mais il n’y a pas davantage de Musées sans collections. Dans l’ambition de voir un important noyau d’œuvres d’art dues à des créateurs grecs et internationaux se former d’ici 2011, où sera achevé le réaménagement de l’ancienne usine Fix, dorénavant foyer permanent de l`EMST, nous constituons des collections de caractère éclectique et non encyclopédique, qui font apparaître des tendances d’avant-garde et des recherches critiques, aussi bien du présent artistique que d`un substrat historique allant jusqu`à la seconde moitié du XXe siècle. Notre objectif, tant avec les expositions qu’avec les collections, est d’offrir aux visiteurs du Musée, institution démocratique par excellence, l`« autre »dimension, qui de nos jours ne se conçoit pas en dehors de formes interculturelles et universelles.